• Dans le trente-sixième plan astral de Mektoub se trouve la Réponse.

    Je ne sais pas par où commencer aujourd'hui. Par le début : cette nuit j'ai encore eu beaucoup de mal à m'endormir. Finalement, vers 5h00 a.m., j'ai réussi à attraper le train du sommeil. Le problème est que je n'ai pas entendu mon réveil et que j'ai dormi deux heures de trop, ce qui m'a valu de râter... un entretien d'embauche !!! Ce dernier a été reporté mais j'ai voulu me "punir" en allant tout de même au lieu de rendez-vous pour y déposer mon CV, ma lettre de motivation et un lettre d'excuses. Résultats : 30 minutes de marche le long de la nationale 147... A proximité se trouvait un Shopi. Résultats : une bouteille de 50 cl de thé glacé en guise de petit-déjeûner. Pour la première fois de ma vie je fais du stop pour le retour. Résultats : je suis tombé amoureux...

    Et c'est là que ça devient intéressant.

    Cette nuit, alors que d'obscures lumineuses pensées traversaient mon esprit, j'ai eu une révélation. Une vraie, qui vous éclaire et vous déclenche un début d'érection tellement vous n'en revenez pas d'être capable de penser des trucs pareils.

    Et si le vivant, tel que nous le définissons, n'était autre que de l'anthropomorphisme devant la complexité des choses ?

    Toutes ces choses (au sens ultra large du terme, de la molécule à l'organisme) auxquelles ont peut prêter, à tort ou à raison, des sentiments humains, ne sont-elles pas ce que nous appelons les "êtres vivants" ?

    Dans ce cas, soit la cellule n'est pas vivante, soit les nuages le sont.

    Parce que finalement on peut voir autant de vie dans un ordinateur que dans une cellule. Il n'y a rien de "vivant" dans une réaction chimique, rien de "vivant" dans un atome, rien de "vivant" dans un électron, rien de "vivant" dans un champ magnétique. La cellule est une merveille de la Nature en matière de complexité et de finesse de programmation. Mais l'est-elle plus qu'un ordinateur ?

    La cellule, autant que l'ordinateur, pourrait se résumer à un simple (mais efficace) assemblage d'unités élémentaires qui, selon leurs natures et leurs potentiels réactifs, réagissent de manière formatées aux stimuli intrenes et externes. La cellule ne réagit pas différemment (dans le principe) de l'ordinateur, lorsqu'une certaine hormone se fixe à son récepteur membranaire, que lorsque j'appuie sur les touches du clavier.

    Le gène est-il vivant parce que les humains peuvent s'amuser à l'anthropomorphiser ? Ne dit-on pas "le gène fait faire telle ou telle chose à la cellule" comme on dirait "le gène va acheter une baguette tous les dimanches matin" ?

    Et si notre définition du vivant avait été faussement élargie par notre subjectivité humaine ? Stephen Jay Gould, grand biologiste evolutionniste, disait ceci : "si on demandait à un flamand rose de nous raconter l'histoire de la vie il se placerait lui-même au sommet de l'évolution." Par cette fable, Stephen Jay Gould nous montre notre nombrilisme naturel à travers un flamand rose.

    Le vivant n'existe-t-il pas ?

    Ou au contraire, les nuages, le sable des dunes, les baleines, les fourmis, l'insuline, l'ADN, les étoiles et l'Univers sont vivants. L'anthropomorphisme dont fait preuve l'Homme a tout aussi bien pu élargir faussement sa conception du vivant comme la restreindre.

    Et si il y avait un Grand Tout, Universel. Et si la Vie c'était... la Vie ! Peut-être que la vision très terre-à-terre de la cellule en tant que machine dénuée de vie devrait s'appliquer à une échelle infiniment plus grande, à celle de l'Univers, ou au-delà...

    La Vie telle qu'elle est aujourd'hui définie est le résultats d'un enchainement gigantesque de causes et d'effets. C'est la théorie du papillon qui bat des ailes à Tokyo et qui déclenche une tornade à Rio. Selon ce point de vue, les nuages, la pluie, les montagnes, les océans, le sable, les éclairs, les étoiles, les éclipses, les météorites, les obites planétaires, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, l'ADN, l'eau, l'ammoniaque, le dioxyde de soufre, et que sais-je encore ; tout ce qui un jour dans l'Histoire (de quoi d'ailleurs ? du temps ? des choses ?) a existé, a agit, a réagit, et s'est éteint, a contribué à la Vie et y contribue éternellement.

    Ce gigantesque jeu de dominos n'est pas moins complexe et incompréhensible dans sa globalité pour l'Homme, que celui de la machinerie cellulaire.

    Je suis conscient de tenir, dans cette antithèse de ma réflexion, des propos plus philosophiques, voire un tantinet délirants, que la rigueur de mon éducation scientifique ne me le permet. Pardon de ne pas répondre à toutes les questions que je pose.

    Putain, il est temps que le blocus se termine...


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